Plainte d'un Orient rêvé, harmonies Mitteleuropa, swing d'une Amérique choisie : si le jazz est métissage, il résonne ici des improbables accents qui baignent l'univers de Vincent Lê Quang. Mais bien loin d'une série de cartes postales venues de rivages morts, c'est à un tout, empreint de mystère, que son quartet nous convie. Une musique intérieure, de "l'espace du dedans", dirait Michaux, qui cherche dans la forêt des sons l'éternelle nouveauté de l'émotion.